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AEPDE - Association Européenne des Praticiens Dentaires Equins
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Principales
affections bucco-dentaire
Mon cheval a t
’ il une pathologie bucco-dentaire ?
Pathologies
affectants l’état du cheval :
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•
Votre
cheval mange énormément sans
pour autant prendre de l’état,
il gaspille, mange très lentement en
faisant des grimaces. |
| Il
est sûrement blessé au niveau
des joues et de la langue par des sur dents
très prononcées. |
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| •
Votre cheval fait «magasin», c’est
à dire qu’il fait des réserves
qui fermentent entre ses dents et ses joues.
Ces réserves tombent souvent lorsque
l’on met le filet. |
| Il
a sans doute des sur dents très acérées.
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| •
Ses crottins sont parsemés
de grains non digérés car non
mastiqués. |
| De
fortes sur dents obligent le cheval à
mastiquer vite et peu donc il n’assimile
pas la totalité de sa ration. |
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| •
Votre cheval a entre 2 ans ½
et 4 ans, il perd de l’état et
manque d’énergie. |
| Il
doit être en train de perdre ses prémolaires
lactéales et sa mastication doit être
plus ou moins douloureuse. |
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| •
Votre cheval a entre 3 ans et 4 ans,
il présente un jetage uni ou bilatéral
au niveau nasal avec des sinus hypertrophiés
si la dent causale est la quatrième
prémolaire. |
| Il
doit avoir une persistance de dents lactéales. |
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| •
Votre cheval a une haleine fétide
constante. |
| Il
doit avoir un bourrage alimentaire anormal
pouvant avoir diverses origines. La persistance
de ce bourrage peut entraîner des complications
plus ou moins graves. |
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| •
Votre cheval a une fistule au niveau de l’auge
avec écoulement de pus pour le mandibulaire
ou un œdème au niveau du bas du
chanfrein pour le maxillaire associé
à une importante perte d’état. |
| Cette
pathologie est assez critique car elle correspond
au dernier stade de la carie dentaire ou autres
pathologies dentaires. |
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| •
Votre cheval interrompt soudainement ses mouvements
de mastication, il a une hyper salivation
et rejette ses aliments surtout s’ils
sont fibreux telle que le foin. |
| Il
a peut être une discontinuité
des arcades dentaires qui provoque des bourrages
alimentaires et coince les fibres d’où
une gène considérable. |
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| Remarque
: Avant toutes hypothèses, bien s ‘assurer
que votre cheval est à jour de ses
vaccinations et vermifugations. |
Pathologies
affectants le travail du cheval :
| •
Votre cheval refuse le contact, il
agite constamment la tête pour échapper
à l’action du mors. |
| Peut-être
a t’il deux dents de loup ou deux dents
de loup incluses ou deux dents de cochon.
Celles-ci sont douloureuses lorsque le mors
vient buter dessus. |
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| •
Votre cheval est asymétrique,
il travaille beaucoup mieux à une main
qu’à l’autre. |
| On
peut supposer qu’il a une dent de loup
qui peut être incluse ou une dent de
cochon. Il peut également avoir des
sur dents fort prononcés d’un
côté à cause d’un
problème d’ATM. Si c’est
une dent de loup, elle sera présente
du côté opposé à
la main difficile. |
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| •
Votre cheval prend le mors au dent,
c’est à dire qu’il s’appuie
sur le mors et se laisse porter, il peut également
arracher constamment les rênes. |
| Il s'agit probablement d'un trouble des bases osseuses. |
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| •
Votre cheval réagit violemment lorsque
vous serrez sa muserolle et a dû mal
à se décontracter dans la bouche. |
| C’est
peut être à cause de la présence de surdents importantes qui occasionnent des blessures au niveau des muqueuses. |
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Remarque
: Pour vous assurer que votre monture ne prendra
pas de mauvaise habitude à cause de
pathologies buccaux dentaire il est recommander
de le faire examiner avant le débourrage
pour les extractions puis régulièrement
pour éliminer les sur dents et entretenir
les bit-seat (angles réaliser sur les
2éme prémolaires permettant
au mors d’avoir une action optimale
sur les commissures des lèvres).
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Pathologies congénitales :
•
Si les incisives de votre cheval ne
se superposent pas :
- Le maxillaire est plus long que le mandibulaire
c’est un bec de perroquet.
- Le mandibulaire est plus long que le maxillaire
c’est une bouche de bouledogue. |
| Ces
chevaux nécessitent un suivi régulier
car le décalage se retrouve au niveau
des molaires et les dominances ont besoins
d’être réduites pour ne
pas induire de traumas au niveau des muqueuses antagonistes.
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Dans
ce chapitre, seront traitées les affections
bucco-dentaires gênant l’emploi du
cheval :
Toute
fois, il est important de savoir que les performances
physiques du cheval sont en relation directe avec
l’intégrité de sa cavité
buccale, et cela à plusieurs niveaux.
•
Toutes affections buccaux dentaires entraînant
une difficulté lors de l’absorption
alimentaire ( sur dents, persistances lactéales,
fractures, etc.) va provoquer, à plus ou
moins long termes, une altération de l’état
général du cheval par conséquent
une diminution de ses performances sportives.
• De même, une douleur ou gêne
buccale ( sur dents, dent de loup, dent de loup
incluse, etc.) peut modifier la perception des
demandes du cavalier et des réponses de
sa monture. Le contact entre la main et la bouche
n’étant plus franc, le cheval peut
devenir délicat à utiliser.
Nombreuses sont les pathologies dentaires entraînant
des troubles de la mastication ( remplacement
des dents lactéales, sur dents, dents de
loup, anomalies congénitales, caries, pulpites,
affections des tissus mous, fractures, etc.) En
l’absence de traitement, ces lésions
vont s’aggraver, devenir de plus en plus
gênantes et provoquer la dénutrition
du cheval atteint.
A présent, voici quelques gênes
et anomalies les plus régulièrement
rencontrées et gênant l’emploi
du cheval :
• Le remplacement des dents lactéales
est très souvent accompagné d’une
gingivite localisée pouvant rendre la mastication
douloureuse. Même s’ils conservent
l’appétit, certains chevaux perdent
de l’état car ils ne profitent plus
correctement de leur alimentation. Sans être
réellement malade, ils restent mous, sans
énergie, bien loin de leur forme antérieure.
Cette étape est d’autant plus importante
que c’est une perte correcte des dents lactéales
qui donnera suite à une bonne morphologie
de la table dentaire définitive.
Cette période du remplacement dentaire
est d’autant plus délicate qu’elle
correspond avec celle du débourrage du
poulain : en effet, c’est dans sa quatrième
année que le jeune cheval de sport est
mis au travail.
Afin d’éviter ces problèmes,
on suggère au propriétaire de faire
voir son cheval tous les 6 mois à partir
de 2,5 ans et ce jusque 4 ans, 4,5 ans.
Si votre cheval refuse le contact du mors.
La
« fuite à la main » d’un
cheval peut avoir de nombreuses origines, embouchure
non adaptée, action de main intempestive…,
mais également une douleur dentaire exacerbée
par la présence d’un mors en bouche.
L’origine de cette douleur peut être
la présence d’une ou plusieurs dents
de loup ou encore d’une dent de loup incluse
au niveau des barres.
•
La dent de loup
La
dent de loup ou 1ère prémolaire, est souvent située au
niveau des barres, accolée à la
face antérieure de la 2ème prémolaire
maxillaire. Elle fait sont éruption vers
le 6ème mois, mais peut apparaître
jusqu’à l’âge de 3 ans.
Cette dent est mise en évidence au cours
de l’examen endo-buccal, par palpation des
barres avec le pouce en remontant distalement
jusqu’à la 2ème prémolaire.
Assez petite comparée au reste de la denture,
et très sensible, elle empiète sur
l’espace normalement disponible pour le
mors en avant de la 2ème prémolaire.
Cette situation inadéquate la rend très
vulnérable lors d’actions de mains,
pouvant provoquer une vive douleur à chaque
fois que le mors entre en contact avec elle, entraînant
alors des réactions de défenses
plus ou moins violentes de la part du cheval.
Celui-ci a une bouche très sensible sur
laquelle il est délicat d’agir. Les
premiers signes de réactions à la
douleur sont :
• Quand le cheval possède deux dents
de loup, une agitation constante de la tête,
on dit qu’il « encense » ce
qui lui permet d’échapper à
l’action du mors.
• Quand il n’en possède qu’une,
un durcissement de la bouche à l’action
de la main, le cheval « se braque »
en tournant la tête du côté
de la dent de loup et en coinçant le mors
au niveau des faces mésiales des 2ères
prémolaires controlatérales.
Monté, un tel cheval peut être délicat
à travailler car en perpétuelle
défense. Incapable de se décontracter,
il craint en permanence le prochain contact douloureux,
auquel il peut finir par réagir violemment.
Dans la mesure du possible, les dents de loup
sont extraites au moment du débourrage,
vers l’âge de 2.5, 3 ans, afin que
le cheval ne prenne pas l’habitude de se
défendre contre la main. Une fois ces dents
retirées, il peut retrouver un caractère
tranquille, devenant facilement maniable et soumis
aux actions de mains.
• La dent de loup incluse
Plus rare que la dent de loup, cette dent ressemble
assez à un noyau d’olive, et est
située sur la barre, devant la face antérieure
de la 2ème prémolaire, mais à
la différence de la dent de loup, celle-ci
est située sous la gencive.
Les troubles qu’une telle dent peut occasionner
sont alors en partie fonction de sa profondeur
d’inclusion.
Très profonde, elle ne gênerait pas
l’utilisation du cheval.
Par contre, elle peut devenir problématique
à partir du moment où elle fait
saillie sous la gencive, étant alors sensible
à la palpation. Le contact permanent du
mors au niveau de cette zone peut alors créer
une douleur constante qui ne cesse que lorsqu’il
n’est plus en bouche.
Au travail, un tel cheval risque d’être
complètement asymétrique, refusant
de répondre aux demandes de la main du
côté de la dent incluse et en fuyant
le contact du mors.
• Les sur dents
En plus de la gêne masticatoire, les sur
dents vont engendrer des défenses sur le
mors ressemblant à celles créées
par la présence de dents de loup. Ce ne
sont pas les sur dents elles-mêmes qui sont
douloureuses, mais les blessures jugales et linguales
qu’elles provoquent. L’action du mors,
plissant même légèrement les
muqueuses dont la face buccale est tuméfiée
risque d’entraîner une gêne
douloureuse, induisant la contraction du cheval
et des réactions de défenses. Il
en va de même lorsque le mors agit au niveau
de la langue.
La guérison de ces lésions ne peut
s’obtenir qu’après nivellement
dentaire pouvant être complété
par des bains de bouche antiseptiques.
Ceci fut un exemple des nombreuses pathologies
les plus couramment rencontrées lors d’un
examen endo-buccal
En tant que praticiens dentaires équins,
nous nous engageons à travailler suivant
3 types d’odontologie :
- Odontologie d’entretien : Nivellement
des sur dents
- Odontologie correctrice : Mise à niveau
de la table dentaire, correction des dominances,
extraction de corps hétérogènes
(dents de loup, autres.)
- Odontologie sportive : Réalisation de «
bit seat » au niveau des 2èmes prémolaires
pour permettre une meilleure pénétration
du mors évitant ainsi que le cheval ne
s’appuie de manière exagérée
sur le mors.
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AEPDE - Association Européenne des Praticiens Dentaires Equins
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